avril 20, 2012

Qui sont les barbares ?


“Cette barbarie qui vient a maintenant un visage ou plus exactement plusieurs visages. Cette hydre est d’autant plus redoutable qu’elle dévore à la fois la Terre et l’humain. Osons le dire : la question n’est plus seulement de savoir quelle Terre nous léguerons à nos enfants, mais aussi quels enfants nous laisserons sur cette planète ravagée.

Il n’y a pas en effet un effondrement unique (énergétique ou environnemental), mais une pluralité d’effondrements (social, culturel, psychique, politique, etc) qui instaure un véritable chaos… dont on peut penser qu’il est d’ores et déjà souhaité par certains. Nous sommes véritablement sur le point de dépasser une série de seuils irréversibles en matière environnementale, sociale, politique, culturelle, psychique…”

Paul Ariès.

avril 20, 2012

Le paradoxe de notre temps

Un texte de George Carlin

Le paradoxe de notre temps est que nous avons de plus grands bâtiments mais des plus petits tempéraments, des autoroutes plus larges mais des points de vue plus étroits.

Nous dépensons plus mais nous avons moins, nous achetons plus mais apprécions moins, nous avons de plus grandes maisons, mais de plus petites familles, plus de commodités mais moins de temps.

Nous avons plus d’instruction mais moins de bons sens, plus de connaissances mais moins de jugement, plus d’experts et encore plus de problèmes, plus de médicaments mais moins de bien-être.

Nous avons trop, nous fumons trop, nous nous dépensons inconsidérément, nous rions trop peu, conduisons trop vite, nous nous mettons trop en colère, nous nous levons trop tard et fatigués, nous pensons trop peu, regardons trop la telé et prions trop rarement.

Nous avons multiplié nos possessions mais réduit nos valeurs, nous parlons trop, aimons trop rarement et haïssons trop souvent.

Nous avons appris comment gagner notre vie mais pas la vie.

Nous avons ajouté des années à la vie, pas de la vie aux années.

Nous sommes allés sur la lune et en sommes revenus, mais avons des difficultés à traverser la rue pour rencontrer un nouveau voisin.

Nous avons conquis l’espace sidéral mais pas notre espace intérieur.

Nous avons fait de grandes choses mais pas les meilleures choses. Nous purifions l’air, mais polluons les âmes.

Nous avons conquis l’atome, mais pas vaincus nos préjugés. Nous écrivons plus mais apprenons moins.

Nous planifions plus mais accomplissons moins. Nous avons appris à nous précipiter mais pas à attendre.

Nous construisons plus d’ordinateurs pour obtenir plus d’informations pour produire plus de documents que jamais mais nous communiquons de moins en moins.

Nous sommes dans le temps de la nourriture rapide mais des digestions lentes, des êtres humains de grandes tailles mais de petits caractères, des trop larges profits et des relations peu profondes.

Nous jouissons de deux revenus mais divorçons, nos maisons sont luxueuses mais nos foyers détruits.

De nos jours nous faisons des voyages éclairs, et des couches-culottes jetables, nous appliquons une morale sur mesure, et nous engageons des flirts sans lendemain.

C’est l’époque des personnes obèses et des comprimés à tout faire, qui vous remontent le moral, vous apaisent et vous tuent.

C’est une époque où seule l’apparence compte au détriment du contenu.A notre époque on peu choisir de partager ce texte ou de le supprimer.

Souviens-toi, passe du temps avec tes proches, ils ne seront pas là éternellement. N’oublie pas de dire un mot gentil à quiconque te regarde avec admiration.

Bientôt cet enfant pour qui tu es un héros sera devenu grand et vivra sa propre vie. N’oublie pas de serrer dans tes bras les personnes que tu aimes, parce que c’est le seul trésor qui vienne du cœur et qui ne coûte rien.

N’oublie pas de dire je t’aime à ton partenaire et aux personnes qui comptent pour toi, mais surtout, dis-le avec sincérité.

On peut guérir n’importe quelle blessure en serrant quelqu’un contre soi, pourvu qu’on le fasse avec tendresse.

Souviens-toi de profiter du temps que tu as avec la personne que tu aimes, parce qu’un jour cette personne ne sera plus là.

Prends le temps d’aimer, prend le temps de parler et de partager tes pensées intimes.

Et n’oublie jamais ceci : La vie ne se mesure pas par le nombre de fois qu’on respire, mais par le nombre d’instants beaux à couper le souffle…

février 4, 2012

Comprendre la vie. Rester tranquille.

Figure emblématique de la révolution qui a ébranlé la religiosité au 20ème siècle, Jiddu Krishnamurti était fermement opposé à toute religion organisée, au mysticisme béat et à l’obsession intellectuelle pour le discours métaphysique. En conséquence de quoi, plus que n’importe quel autre instructeur spirituel, l’iconoclaste Krishnamurti définissait la méditation comme un désillusionnement total.
« Comprendre la vie et la portée extraordinaire de la mort : c’est cela, la méditation », disait-il, « et non la quête de quelque expérience mystique intense, ni la répétition constante d’un chapelet de mots, si saints,
si anciens ces mots-là soient-ils ».

Une telle acception désillusionnante ne présente évidemment pas le caractère de séduction qui attire par millions les chercheurs de merveilleux autour des gourous exotiques.

Sûrement pas, puisqu’il s’agit ici d’une mise à mort radicale de l’ego.

« La méditation », ajoutait-il sans détour, « c’est briser celui qui fait l’expérience ».

« L’observateur doit se terminer volontairement et de bonne grâce, sans le moindre espoir de récompense. Le chercheur est aboli. C’est cela la méditation».

En une formule encore plus dense, il avait également coutume de répéter : «Méditer, c’est se vider du connu».

Ainsi, dans l’enseignement de Krishnamurti, la méditation gardait-elle sa dimension traditionnelle de Voie royale vers l’éveil.

« La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être l’art suprême », précisait-il, « et on ne peut l’apprendre de personne. C’est sa beauté.

« Il n’y a pas de technique, donc pas d’autorité. Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie…

« Etre conscients de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

« La méditation vécue au quotidien n’est autre que la transformation de l’esprit, c’est une révolution psychologique qui fait que l’existence quotidienne telle que nous la vivons est pleine de compassion, d’amour, et de l’énergie
nécessaire pour transcender toute forme de médiocrité, de petitesse, de superficialité.

« Quand l’esprit se tait, qu’il est réellement silencieux, mais pas de manière forcée sous la contrainte d’un désir ou d’un vouloir, il naît alors un mouvement d’un tout autre genre qui n’est pas de l’ordre du temps ».

Vous comprendrez, grâce à ces préceptes d’une clarté exemplaire, que la méditation est tout simplement l’accession à une forme révolutionnaire d’intelligence s’appliquant de manière à peu près constante dans la vie de tous
les jours.

C’est une façon plus pénétrante, plus lucide de voir le monde et d’apprécier les événements, un saut quantique de la perspective à un niveau ontologique, et non plus seulement émotionnel ou intellectuel.

Par ailleurs, Krishnamurti, comme beaucoup d’autres instructeurs, insiste sur l’importance de ne pas confondre cet état de méditation avec la concentration.

« La méditation ne consiste pas à suivre un système », rappelait-il fréquemment à ses auditeurs, « ce n’est pas une constante répétition ou imitation, ce n’est pas une concentration.

« Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d’insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c’est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d’expulser toutes les
autres.

« C’est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n’importe quel écolier, lorsqu’on l’y oblige.

« Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d’un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l’esprit qui vagabonde, tandis qu’il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va.

« Lorsque votre esprit erre à l’aventure, c’est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

« La méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment, à ne jamais les juger en bien ou en mal mais à les observer et à se mouvoir avec eux.

« En cet état d’observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir.

« De cette lucidité naît le silence ».

Indéniablement, la concentration n’est pas l’attention !

« L’exercice de la concentration », disait Ernest Wood, « consiste en une réduction du champ de l’attention suivant une certaine méthode et pour un temps déterminé par la volonté ».

Et c’est bien là le problème !

Car la volonté doit, elle aussi, comme tout le reste, faire partie de l’investigation du méditant.

Or, si cette part du moi, qui est la volonté, décide de méditer, de se concentrer sur le corps ou les pensées, quelle sera la part qui se concentrera sur la volonté elle-même ?

C’est la raison pour laquelle Humphreys suggérait de bien faire le distinguo «entre la concentration, autrement dit le développement de l’esprit par une maîtrise totalement dénuée de caractère spirituel, et la méditation véritablement pratiquée à des fins spirituelles».

Un Maître indien de la fin du vingtième siècle et disciple de Ramana Maharshi, Harrilal Poonja, appuyait, lui aussi, sur ce point, comparant la concentration à l’action de maintenir de force la queue d’un chien, immobile et bien droite.

Tant qu’on la tient, expliquait-il, la queue demeure tendue, mais dès qu’on la lâche elle reprend sa forme et sa mobilité habituelle.

Il en va de même du mental que la concentration parvient à grand peine à maintenir immobile, mais qui vagabonde à nouveau à l’instant même où prend fin l’exercice, même si un certain sentiment de calme perdure un peu plus longtemps.

Voilà pourquoi il était de la première importance, selon Poonja, de ne pas commettre l’erreur, malheureusement trop courante dans les milieux spiritualistes, de prendre pour de la méditation ce qui n’est, en réalité, que des exercices de concentration.

D’autant que, d’après lui, la plupart des adeptes de ce genre de systèmes de méditation concentrative escompte toujours tirer un bénéfice de la pratique en question, que ce soit une plus grande efficacité socioprofessionnelle ou même l’éveil… pourvu qu’il reste prévu à une date ultérieure.

Mais, pour ce qui concerne la véritable méditation, nous dit Poonja, « personne ne se demande jamais qui est le méditant. En réalité, il est « Cela », c’est à dire ni sujet ni objet. Et Cela est déjà ici.

« Vous êtes toujours ce que vous êtes réellement », affirmait-il, « et ce que vous êtes, personne ne vous l’enseignera ».

Que reste-t-il alors à faire pour entrer dans la méditation telle que définie par Poonja ?

« Rester tranquille et ne faire aucun effort. Et si quelqu’un ne parvient pas à rester tranquille, qu’il abandonne l’intention d’être tranquille ».

La méditation c’est être tranquille, et être tranquille c’est être sans intention.

Lâcher prise.

L’universalité de l’enseignement du lâcher-prise n’a peut-être jamais été aussi manifeste qu’à l’époque moderne où un nombre croissant d’instructeurs spirituels semble y avoir systématiquement recours.

Par exemple, et bien qu’en des termes sans aucun doute plus directs encore, Osho faisait exactement les mêmes réponses que Poonja à ses disciples.

« Il n’y a rien à faire », leur certifiait-il, « parce que vous avez déjà ce que vous cherchez, parce que vous n’avez jamais perdu ce que vous cherchez.

« Il n’est pas possible de le perdre. C’est votre nature même. Vous êtes le divin. Anal’haq : vous êtes vérité. Quel endroit cherchez-vous, où courez-vous ? A la recherche de vous-même, où courez-vous ? Arrêtez. Détendez-vous.

« L’état de divin ne s’atteint pas en courant. Parce qu’il est caché dans celui qui court. L’état de divin ne s’atteint pas en faisant quelque chose. Parce qu’il est caché dans celui qui agit.

« Pour faire l’expérience de l’état de divin, il n’y a rien besoin de faire. Vous êtes cela.

« Les gens viennent me demander comment faire de la méditation. Ils posent une question fausse.

« Alors je leur dis simplement de faire ceci ou cela. Cela vous chatouille de faire quelque chose ? Il faut satisfaire ce chatouillis. On ne peut pas ne pas gratter.

« Mais graduellement, simplement en les occupant, je les épuise. Alors, ils disent : Délivre-nous. Combien de temps encore allons-nous faire ça ? Je dis : J’étais prêt dès le début, mais vous aviez besoin de temps pour comprendre. Maintenant détendez-vous ! »

Osho non plus ne considère donc nullement la méditation comme un affairisme de plus, mais comme un art de vivre au quotidien, comme un jeu, une célébration.

Mais avant tout, pour lui, « la signification ultime de la méditation, c’est le repos ».

Se reposer dans la conscience.

Rester tranquille.

http://vous-y-etes.com/2012/01/la-mditation-selon-les-matres-1/

janvier 5, 2012

L’esprit et la pensée

Question : Lors de vos causeries, les idées que vous exprimez sont le fruit de votre pensée. Puisque, selon vous, toute pensée est conditionnée, vos idées ne le sont-elles pas, elles aussi ?

Krishnamurti : Que la pensée soit conditionnée, c’est une évidence. La pensée est la réponse de la mémoire à un stimulus, et la mémoire résulte des connaissances antérieures, des expériences acquises, c’est-à-dire d’un conditionnement. Toute pensée est par conséquent conditionnée. Notre interlocuteur s’interroge : “Puisque toute pensée est conditionnée, ce que vous dites ne l’est-il pas aussi ?” C’est vraiment une question fort intéressante, n’est-ce pas ?
Pour pouvoir énoncer certains mots, la mémoire est indispensable, bien sûr. Pour que nous puissions entrer en communication, vous et moi devons connaître l’anglais, le hindi ou une autre langue qui nous soit commune. Or la connaissance d’une langue n’est autre que la mémoire. Cela est un premier point. Quant à l’esprit de l’orateur — mon propre esprit, donc –, fait-il simplement usage de mots à des fins de communication, ou est-il impliqué dans un mouvement de remémoration ? Sommes-nous en présence d’une mémoire qui ne serait pas seulement la mémoire des mots, mais aussi la mémoire d’un autre processus, et l’esprit se sert-il des mots pour transmettre cet autre processus ? C’est réellement un problème très intéressant, pour peu qu’on aille au fond des choses.
Le conférencier dispose en fait d’un stock d’informations, de connaissances, qu’il dispense à son auditoire : tout cela est de l’ordre de la mémorisation. Il a accumulé, lu, rassemblé certaines notions ; il s’est forgé certaines opinions qui concordent avec son conditionnement, ses préjugés, puis il se sert du langage pour les communiquer. C’est un processus banal que nous connaissons tous. Ce qui se passe ici est-il du même ordre ? C’est précisément ce que veut savoir l’interlocuteur qui nous interpelle. Il dit en effet : “Si vous ne faites rien d’autre que vous remémorer vos expériences, et transmettre ces souvenirs, dans ce cas ce que vous dites est conditionné” — ce qui est vrai.
Cette problématique est très intéressante, car elle permet de révéler ce qu’est le processus de l’esprit. Si vous observez votre propre esprit, vous verrez de quoi je parle. L’esprit est le résidu de la mémoire, de l’expérience, du savoir : ce résidu est sa source d’expression ; l’esprit hérite d’un certain arrière-plan — et, lorsqu’il communique, il se fait l’écho de cet arrière-plan. Notre interlocuteur veut savoir si l’orateur ici présent s’appuie sur ce même arrière-plan — auquel cas il ne fait rien d’autre que répéter — ou s’il s’exprime sans que joue la mémoire des expériences antérieures — auquel cas les propos qu’il tient et l’expérience qu’il vit sont simultanés. En fait, vous n’observez pas votre propre esprit. Explorer le processus de la pensée est une affaire délicate, c’est comme d’observer au microscope une chose vivante. Si vous n’êtes pas attentif à votre propre esprit, vous êtes comme un observateur extérieur regardant les joueurs évoluer à distance sur le terrain de jeu. Mais si nous nous livrons tous à une observation réelle de notre esprit, alors cela aura une portée immense.
Si l’esprit veut faire partager, à travers les mots, une expérience qu’il se remémore, alors il va de soi que cette expérience mémorisée est conditionnée — ce n’est pas une chose vivante, une chose qui bouge. Parce qu’elle est liée au souvenir, elle appartient au passé. Tout savoir est de l’ordre du passé, n’est-ce pas ? Le savoir ne peut jamais être de l’ordre de l’instant, il est toujours enraciné dans le passé. Notre interlocuteur veut savoir si l’orateur se contente de puiser à la source du savoir, pour vous le dispenser ensuite. Si tel est le cas, ce qu’il cherche à transmettre est conditionné car tout savoir procède du passé. Le savoir est statique ; on peut certes l’enrichir, mais ce n’en est pas moins une chose morte.
Est-il possible, plutôt que de transmettre le passé, de faire partager l’immédiateté de l’expérience, de la vie ? Il est assurément possible d’être en état d’expérience directe, sans réaction conditionnée face à l’expérience, et d’utiliser des mots pour faire partager non pas le passé, mais la chose vivante directement vécue à l’instant même.
Quand vous dites à quelqu’un : “Je vous aime”, l’expérience à partager est-elle de l’ordre du souvenir ? Non : vous avez, certes, eu recours aux mots habituels : “Je vous aime” ; mais cet échange est-il de l’ordre du souvenir, ou est-ce au contraire une réalité vraie que vous voulez faire partager ? Cela revient en fait à se demander si l’esprit peut cesser d’être un mécanisme d’accumulation, une machine à engranger puis à répéter ce qu’elle a appris.

Extrait du livre “L’esprit et la pensée ” de Krishnamurti,
Rajghat, le 23 janvier 1955,
Copyright Krishnamurti Foundation Trust Ltd.
(Traduit de l’anglais par Colette Joyeux, éd. Stock)

décembre 24, 2011

L’état naturel n’est pas le couronnement d’une vie méritante et religieuse.

Par hasard ou par chance, cet état peut survenir à sa manière au moment où toute recherche a pris fin. UG.

décembre 23, 2011

L’illumination n’est, en fin de compte, rien de plus que l’état naturel.

“Le mental peut accepter ou refuser que vous êtes conscience, mais en réalité il ne peut pas vraiment comprendre. Il ne peut pas l’appréhender. La pensée ne peut pas comprendre ce qui se situe au-delà de la pensée.

L’illumination n’est, en fin de compte, rien de plus que l’état naturel.

Le principal obstacle à l’éveil est la croyance que c’est quelque chose de rare.

Ne pensez pas que l’illumination va vous rendre spécial, ce n’est pas le cas. Si vous vous sentez spécial d’une manière ou d’une autre, c’est que l’illumination n’a pas eu lieu. J’ai rencontré beaucoup de personnes qui pensent être illuminées ou éveillées, simplement parce qu’elles ont eu une expérience spirituelle très touchante. Elles portent leur éveil sur elles comme un badge d’honneur. Elles rencontrent des amis et expliquent en buvant un café comment elles sont maintenant éveillées.
La chose comique à propos de l’illumination, c’est que lorsqu’elle est authentique, il n’y a personne pour la revendiquer. L’illumination est très ordinaire et n’est en rien spéciale. En fait, au lieu de vous rendre plus spécial, elle va vous rendre moins spécial, elle vous place en plein centre d’une humilité et d’une innocence merveilleuse. Tous les autres peuvent ou non vous déclarer éveillé, illuminé, mais lorsque vous l’êtes, la notion même d’illumination et de quelqu’un d’illuminé n’est qu’une grande blague.
J’utilise le mot illumination tout le temps, non pas pour pointer vers elle, mais pour pointer au-delà. Ne restez pas bloqué dans l’illumination.

Un homme ordinaire cherche la liberté à travers l’illumination. Un homme illuminé exprime la liberté en étant ordinaire.

Dès que le mental élabore un programme et décide ce qui doit changer, c’est complètement irréel. La vie n’a pas besoin de décider qui a raison et qui a tort. La vie n’a pas besoin de connaître le « droit » chemin à parcourir car elle y va de toute façon.”

Adyashanti

décembre 10, 2011

Dans l’esprit naturellement pur, l’effort est inutile

“La non-méditation est non-activité de l’esprit. L’état naturel de l’esprit ordinaire est souillé par la concentration forcée. Dans l’esprit naturellement pur, l’effort est inutile. Quand tu ne t’empares pas de lui ou ne le laisses pas vagabonder, il se met de lui-même au repos. Si tu ne comprends pas cela, il est inutile de méditer. En comprenant cela tu transcendes le méditant et l’objet de la méditation. Quand une pensée monte, vois simplement sa nature. Ne conçois pas l’eau et les vagues comme deux choses différentes. Dans le Mahamudra de la non-activité de l’esprit . Il n’existe même pas un atome sur lequel méditer.

Ne pas être séparé de la non-méditation est la méditation suprême.”

Savaripa.

décembre 10, 2011

Eric Baret : éloignement

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